Mobilisation du 5 novembre : Pourquoi les professionnels de la petite enfance sont également concernés ?
Dans un communiqué publié le 1er novembre, le Syndicat national des professionnels de la petite enfance (SNPPE) apporte son soutien à la journée nationale de grève et de manifestations organisée le jeudi 5 novembre 2026. À l'appel de la CFDT, de la CGT, de FO, de l'UNSA et de la FSU, cette mobilisation porte notamment sur les salaires, l'emploi, les services publics et la justice sociale.
Pour le SNPPE, ces enjeux rejoignent directement les préoccupations des professionnels de la petite enfance : rémunérations insuffisantes, conditions de travail difficiles, manque de moyens et reconnaissance des métiers. Des revendications déjà exprimées lors de la mobilisation nationale du 8 octobre dernier. À cette occasion, nous avions rencontré le collectif Pas de bébés à la consigne pour évoquer les difficultés du secteur et ses attentes (lire notre interview ici).
Des salaires à la hauteur des responsabilités
Le SNPPE demande une revalorisation durable des rémunérations pour tous les professionnels de la petite enfance, quels que soient leur statut et leur employeur.
Ses revendications concernent le point d’indice dans la fonction publique, les rémunérations conventionnelles du secteur privé et associatif, ainsi que la reconnaissance des assistants maternels.
Améliorer les conditions de travail et prévenir l’épuisement
Au-delà des rémunérations, le SNPPE alerte sur les conditions d’exercice des métiers de la petite enfance. Il revendique des effectifs suffisants, de meilleures conditions d'encadrement des enfants et des moyens renforcés pour prévenir la pénibilité et l'usure professionnelle.
L’accès à la formation et les perspectives d’évolution figurent également parmi ses priorités. Pour le syndicat, la qualité de l'accueil des jeunes enfants passe aussi par de meilleures conditions de travail pour les équipes.
Défendre un véritable service public de la petite enfance
La défense des services publics constitue un autre enjeu de cette mobilisation intersyndicale.
Le SNPPE rappelle qu'une politique ambitieuse d'accueil du jeune enfant nécessite des financements suffisants et des professionnels qualifiés. Il demande notamment que les financements publics répondent aux besoins des enfants, des familles et des professionnels, plutôt qu'aux logiques de rentabilité.
Le syndicat invite ainsi les professionnels petite enfance à rejoindre, selon leurs possibilités, les rassemblements et manifestations organisés partout en France le jeudi 5 novembre 2026, aux côtés de l'ensemble du monde du travail.
Source : SNPPE
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