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Baisse de la natalité : la CNAF demande aux élus de poursuivre leurs investissements dans la petite enfance

08 Jun 2026

Malgré une baisse historique de la natalité, la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) appelle les collectivités à maintenir leurs investissements dans la petite enfance. Selon l’Insee, la France a connu en 2025 une situation inédite depuis 1945 : le nombre de décès a dépassé celui des naissances. Début 2026, la natalité continue de baisser de 2% par rapport à l’an passé.

Cette tendance pourrait pousser certaines collectivités à réduire leur offre d’accueil du jeune enfant : c’est dans ce contexte que la nouvelle directrice de la CNAF, Constance Bensussan, appelle les maires à maintenir les places existantes en crèche et à poursuivre les investissements dans la petite enfance.

Pour autant, la baisse de la natalité ne se traduit pas par une diminution équivalente des besoins en modes d’accueil. De nombreuses familles recherchent des solutions de garde adaptées à leurs contraintes professionnelles et personnelles. Les besoins en personnel restent particulièrement importants dans les zones urbaines et les territoires où l’offre demeure insuffisante.

Le risque du cercle vicieux du sous-investissement pour la petite enfance

« On est dans un moment clé pour soutenir le maintien de places en crèches existantes. Il le faut surtout pour ne pas fermer les places et en créer de nouvelles. » souligne Constance Bensussan.

La CNAF met en garde contre le risque d'une « spirale négative » qui verrait les collectivités diminuer leurs investissements dans la petite enfance. L'enjeu actuel n'est pas seulement de créer de nouvelles places mais aussi de préserver celles qui existent déjà.

Une diminution des capacités d'accueil pourrait alimenter un cercle vicieux : moins de places disponibles, une attractivité réduite pour les professionnels et des difficultés de recrutement accrues au risque de fragiliser durablement le secteur.

Pour soutenir les gestionnaires, la branche Famille poursuit ses efforts financiers dans le cadre de la Convention d'objectifs et de gestion 2023-2027. La directrice rappelle enfin que l'investissement dans la petite enfance constitue un levier essentiel pour accompagner les familles et préparer l'avenir. 

Ses propos ont toutefois fait réagir les représentants de l'accueil individuel (assistants maternels). L’Ufnafaam dénonce « une nouvelle illustration de l’invisibilisation de l’accueil individuel » et estime « incompréhensible que le rôle central des assistants maternels soit, une fois encore, relégué́ au second plan. » Ils appellent à un soutien plus équilibré entre accueil collectif et accueil individuel afin de préserver une offre diversifiée pour les familles.

Source : Les Echos, L'Assmat

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