Crèches associatives : l’ACEPP alerte sur une situation de plus en plus fragile
Dans un communiqué publié le 2 octobre 2026, l’Association des Collectifs Enfants Parents Professionnels (ACEPP) alerte sur les difficultés rencontrées par les crèches associatives.
Le réseau pointe notamment la pénurie de professionnels qualifiés, les difficultés financières des structures et la remise en question, par certaines collectivités, du recours aux subventions. Il appelle les élus à préserver la place des associations dans l’accueil des jeunes enfants.
Professionnels qualifiés en crèche : une nouvelle règle qui inquiète
L’ACEPP s’inquiète de l’abandon du dispositif dit « 40/60 » au profit d’un nouveau mode de calcul du nombre de professionnels disposant d’un diplôme de catégorie 1 (éducateurs de jeunes enfants, auxiliaires de puériculture, infirmiers, puéricultrices et psychomotriciens). Le nouveau dispositif prévoit de déterminer le nombre minimal de ces professionnels selon un calcul fondé
Pour l’ACEPP, cette simplification pourrait entraîner une baisse de la qualité d’accueil. L’association souligne également l’urgence de répondre à la pénurie de professionnels qualifiés dans le secteur.
Des difficultés de financement persistantes
L’ACEPP juge insuffisante la revalorisation de la prestation de service unique (PSU), versée par les caisses d’allocations familiales pour contribuer au financement des établissements d’accueil du jeune enfant.
Selon l’association, cette revalorisation ne permettrait pas de compenser les effets d’une facturation à l’heure qu’elle considère comme inadaptée, alors que les budgets de nombreuses structures sont, selon elle, déficitaires.
La question des subventions et de la mise en concurrence
L’ACEPP alerte également sur ce qu’elle présente comme une tendance, chez certaines autorités organisatrices de la petite enfance, à remettre en question le recours à la subvention pour financer les associations.
Le réseau conteste notamment l’interprétation selon laquelle les établissements d’accueil du jeune enfant relèveraient nécessairement d’un domaine concurrentiel et devraient, pour cette raison, faire l’objet d’une mise en concurrence. Cette position est notamment opposée par l’ACEPP à une analyse de la Chambre régionale des comptes Auvergne-Rhône-Alpes citée dans son communiqué.
L’ACEPP rappelle par ailleurs que, selon son interprétation des textes, les compétences confiées aux autorités organisatrices dans le cadre du Service Public de la Petite Enfance ne leur imposent pas une mise en concurrence systématique des modes d’accueil. Elle défend au contraire le recours à la subvention lorsqu’il s’agit de soutenir un projet porté par une association.
Préserver la place des crèches associatives
Au-delà des questions de financement et de réglementation, l’ACEPP défend une conception de l’accueil du jeune enfant fondée sur l’engagement des familles et des professionnels, le lien social et la solidarité.
L’association estime que les structures associatives ne doivent pas être considérées uniquement comme des prestataires de services. Elle appelle ainsi les élus à préserver l’initiative parentale et citoyenne et à prendre en compte la contribution des associations à la qualité et à la diversité de l’offre d’accueil des jeunes enfants.
Ces articles pourraient également vous intéresser :
- Nouveau mode de calcul pour les professionnels de catégorie 1 en crèche à partir de 2027
- Petite enfance : 90 millions d’euros pour soutenir les crèches et les assistantes maternelles
- Publication du Référentiel national de qualité de l’accueil du jeune enfant pour les crèches
Source : ACEPP
16 vues totales, 16 aujourd'hui







