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L'actualité des professionnels en crèche

Les professionnels de crèches appelés à la grève le 8 octobre 2026

18 Sep 2026

Le Syndicat national des professionnel·les de la petite enfance (SNPPE) appelle à la grève le jeudi 8 octobre 2026 et invite les professionnels du secteur à rejoindre les manifestations et rassemblements organisés partout en France avec le collectif « Pas de bébés à la consigne ». À 7 mois de l’élection présidentielle, le syndicat entend alerter sur les difficultés persistantes du secteur et demander des mesures pour améliorer les conditions d’exercice des métiers de la petite enfance.

Le SNPPE met notamment en avant les salaires, les difficultés de recrutement, les équipes incomplètes et les conditions de travail. Il réclame de meilleurs taux d’encadrement, une formation renforcée, des équipes complètes et une amélioration durable des rémunérations. Le syndicat demande également une meilleure reconnaissance de l’accueil individuel et un accès aux modes d’accueil pour toutes les familles.

Tous les professionnels du secteur appelés à se mobiliser

L’appel concerne les professionnels petite enfance de tous les modes d’accueil : salariés des crèches privées et associatives, assistants maternels employés par des particuliers, professionnels de micro-crèches, ainsi que les fonctionnaires et agent·es contractuels.

Le SNPPE précise toutefois que les modalités de grève diffèrent selon les situations professionnelles et rappelle que certaines peuvent nécessiter un préavis syndical.

Les salaires au cœur de la mobilisation

Le syndicat estime que les professionnels restent insuffisamment rémunérés au regard de leurs qualifications, de leurs compétences et de leurs responsabilités. Selon lui, cette situation participe aux difficultés de recrutement, aux départs de professionnel·les expérimenté·es et à la dégradation des conditions d’accueil.

« Nos responsabilités sont immenses. Nos salaires ne le sont pas », résume le syndicat.

Le SNPPE dénonce également des écarts de rémunération selon les statuts, les employeurs, les territoires ou les modes de financement. Il demande que les dispositifs destinés à renforcer l’attractivité bénéficient à l’ensemble des professionnel·les et revendique des revalorisations pérennes plutôt que des mesures ponctuelles.

Les demandes sont adaptées aux différents métiers : revalorisation du salaire horaire des assistant·es maternel·les, meilleure prise en compte des diplômes, de l’expérience et de l’ancienneté dans le secteur privé et associatif, ou encore revalorisation du point d’indice et des grilles dans la fonction publique.

Le syndicat résume son appel par un mot d’ordre : « Pas d’attractivité sans revalorisation salariale ! »

 

Sources : SNPPE

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