Les 5 choses à ne surtout pas faire cet été quand on travaille en crèche
Lorsque l’on est professionnel petite enfance, certains réflexes du métier ont la fâcheuse tendance à nous suivre jusqu’en vacances, au grand désarroi (ou amusement) de l'entourage. Petit inventaire, avec humour, des déformations professionnelles presque impossibles à éteindre quand on travaille en crèche, même en congés.
1. Repérer immédiatement le petit aventurier avant tout le monde
Avant même que les parents ne réagissent, vous avez déjà identifié LE petit qui :
- s'approche un peu trop de l'eau ;
- grimpe là où il ne devrait pas ;
- s'apprête à goûter une poignée de sable.
Votre radar professionnel est activé en permanence. Et neuf fois sur dix... vous aviez raison.
2. Minuter la journée comme un planning de structure
"Dans 5 minutes, on range et on part." "Après la sieste, on ira à la plage." Le séquençage du temps, si utile en collectivité, a parfois du mal à se désactiver une fois en vacances, même quand personne ne demandait autant de structure pour une journée censée être libre.
Vos proches vous rappellent gentiment que vous êtes en vacances… mais votre cerveau, lui, est encore en mode planning de section.
3. Reformuler les émotions de tout le monde, tout le temps
"Je vois que tu es frustré." "Tu as le droit d'être en colère, mais pas de taper." Ces phrases, rodées à force de pratique professionnelle, s'appliquent parfois aussi bien à un enfant de 4 ans qu'à un conjoint agacé par un retard d'avion, pas toujours avec le même succès.
L'intention reste bonne, même quand l'effet produit sur les adultes de l'entourage est plus proche du fou rire que de l'apaisement recherché.
4. Repérer tous les dangers de la maison de vacances
Prise électrique non protégée, escalier sans barrière, coin de table à hauteur de tête : l'œil professionnel scanne machinalement chaque nouveau lieu de vacances comme s'il fallait le faire valider par la PMI. Un réflexe utile... jusqu'à ce qu'il empêche de profiter du salon avant d'avoir sécurisé mentalement les trois angles de la pièce.
5. Continuer à chanter des comptines... malgré soi
Vous entendez trois notes d'une comptine et votre cerveau enchaîne automatiquement sur les deux couplets, avec les gestes. Même votre playlist de vacances n'arrive pas à faire oublier "Une souris verte".
Ces petites déformations professionnelles ne prennent jamais vraiment de vacances. Et finalement, c'est peut-être le plus beau compliment que l'on puisse faire aux professionnels de la petite enfance : quand on prend soin des tout-petits toute l'année, certains réflexes deviennent une seconde nature.
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