Métiers de la petite enfance : Le lâcher prise au travail

24 Jan 2023

Aussi merveilleux et indispensables que sont les métiers de la petite enfance, il arrive que dans certaines situations, les auxiliaires de puériculture ou encore les éducateurs se sentent pris de panique ou submergés par le stress. De nombreux métiers sont régis par le tout, tout de suite, le flux tendu casse le rythme humain, la capacité à penser, à réagir au mieux de la situation, en toute sécurité pour ce qui concerne les métiers de garde. Cela mène à une saturation, un stress. Ces émotions négatives nous mettent sous pression et nous usent. Il est impératif d’agir et de s’offrir un temps de lâcher prise indispensable pour retrouver sérénité et efficacité.

Sans cesse sollicité par les enfants en alliant programme, hygiène et sécurité, le professionnel de la petite enfance est confronté à diverses situations pouvant affecter sa santé mentale. Nous le savons, le bruit ambiant, les cris et les pleurs, sont une cause de stress qui engendre la sécrétion d’adrénaline et de cortisol, pouvant entraîner à son tour, nervosité, hypertension, fatigue, insomnie ou plus grave : la dépression – Le burn out. Les sollicitations des parents peuvent être également une source d’angoisse pour certains professionnels. Un désaccord, un suivi particulier de l’enfant, des personnalités fortes, sont des situations qui sont source de tensions pour le professionnel de la petite enfance, comme pour les parents, nuisant à une bonne relation et une sérénité au travail. Pour ce faire, il est essentiel de s’imposer des pauses. Qu’elles soient quotidiennes sur le temps de travail, ou programmées le soir ou le week-end, il faut trouver le temps de soulager la surcharge mentale pour permettre de regagner ensuite en concentration et en créativité.

Afin d’appréhender, de limiter et de gérer au mieux les moments difficiles auxquels les professionnels font face, nous pouvons aborder plusieurs solutions :

L’organisation semble être un facteur clé selon Nicole Malenfant, auteure et enseignante en éducation à l’enfance. Effectivement, « s’organiser » permettrait d’éviter de se sentir submergé puisqu’en préparant en amont les activités de la journée, le professionnel de la petite enfance a conscience du déroulé de celle-ci, limitant ainsi la place à l’improvisation, donc à la panique. L’organisation permet par la même occasion d’éviter une attente pour les enfants, qui s’avèrent être impatients.

« Osez parler » : dans le cadre où le professionnel de la petite enfance se sentirait submergé par ces émotions, il est nécessaire d’oser demander de l’aide à ses collègues. Qu’il s’agisse d’un soutien émotionnel afin de se libérer d’une émotion délicate ou d’une demande de remplacement pour permettre une pause de décompression, dans tous les cas, l’entraide et la communication entre collègues seront bénéfiques pour récupérer. Si votre structure en possède une, nous vous invitons, en cas de surpression morale, de vous isoler dans votre espace Snoezelen. Effectivement, créée pour répondre aux besoins des enfants comme des professionnels de la petite enfance, cette pièce réservée à la détente permettra de prendre un moment de répit cognitif pour se recentrer, souffler, le temps de récupérer. 

Cependant, il arrive qu’il y ait des tensions entre collègues. Une nouvelle fois, une bonne communication est primordiale. La situation pesante pour les animateurs, cause des tensions pouvant être également perçues par les enfants et les parents. Ce qui engendre en plus d’un climat désagréable, des problèmes de communication ou encore un relâchement d’égard envers les enfants. Une bonne coordination permettra un travail optimal. Il est donc fondamental de communiquer en cas de besoin, avec toutes les parties prenantes de la structure.

Il est normal de ressentir des émotions négatives (c’est ce qui nous rappelle que nous sommes vivants !) toutefois, en entreprise y compris en crèche, elles n’ont pas le droit d’être citées. Pourtant leur prêter attention constitue un bon rempart pour ne pas sombrer. Faire attention aux signaux que notre organisme nous envoie permet de redresser tout de suite notre barre et celle des autres lorsqu’ils la dépassent. C’est pourquoi il est important, lorsque l’on se sent submergé, d’accepter ses émotions pour mieux les comprendre, et de voir sur lesquelles nous avons un contrôle. À travers ce processus, le professionnel de la petite enfance peut analyser puis relativiser les situations sur lesquelles il peut agir dans l’instant T, avec recul et sérénité.

Se regarder avancer est une vigilance essentielle pour s’aider à « lever le nez du guidon », peut-être se redonner un peu de marge de manœuvre et ainsi préserver le sens de son travail et sa personnalité. Nous restons alors clairvoyants sur ce qu’il convient de faire pour avoir une vie professionnelle sereine et équilibrée.

Les activités extra professionnelles participent aux bien-être et à la détente. Qu’il s’agisse de yoga, de natation, de danse, des sports « nature », le sport permet au corps de créer des endorphines, aussi appelées « neurotransmetteurs du plaisir », qui réduisent le stress et l’anxiété grâce à un sentiment de plénitude. Alors, prêts ? Partez !

 

Sources :


Farquet Mélina « Le bien-être des éducatrices. Que mettre en place pour une meilleure santé physique et psychique des éducatrices de l’enfance en structure d’accueil ? »
 

Nicole Malenfant « Comment surmonter votre stress au travail ? »
 

Medium


Quebec.ca 
 

 

 

 

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