La suppression massive d'emplois aidés

Les emplois aidés ont "longtemps été un instrument de gestion opportune et politique", un outil "onéreux" et "peu efficace", a jugé vendredi le Premier ministre Edouard Philippe. Les gestionnaires de crèches, notamment de crèches collectives, ont longtemps bénéficié de ce type de contrats. Leur suppression implique donc une perte d'emploi pour de nombreux professionnels de crèches.
De façon globale, l’an dernier, 500 000 de ces contrats ont coûté trois milliards d’euros à l’État. Pour 2017, le gouvernement prévoit d’en maintenir 293 000.
Jean-Luc Gleyze et Alain David, deux élus PS girondins, ont adressé un courrier à Muriel Pénicaud, ministre du travail, lui demandant de maintenir les contrats aidés.
Leur demande est la suivante : « remédier à cette situation, en autorisant d’une part la signature et le renouvellement des contrats aidés arrivés à échéance cet été et d’autre part, en maintenant les dispositifs d’aide à l’embauche dans le secteur éducatif comme dans tous les secteurs non marchands ».
Afin de mieux comprendre l’impact qu’aura cette réforme sur le marché du travail, il est important de savoir ce qu’est un emploi aidé.
Petit point définitions :
Il existe actuellement cinq types de contrats aidés qui s’adressent aux jeunes en difficultés et aux chômeurs de longue durée.
« Les publics les plus éloignés du marché du travail (demandeurs d’emploi de longue durée, jeunes en grandes difficultés…) ont accès à des contrats spécifiques pour lesquels l’embauche et l’accompagnement est encadrée et appuyée par l’Etat. »
- le contrat starter
- les emplois d'avenir
- les contrats unique d'insertion - contrats initiative emploi/cui-cie
- les contrats insertion dans l'emploi- contrats aidés/cui-cae
- le contrat unique d'insertion-cui
Les bénéficiaires de ce type de contrats sont les jeunes de moins de 30 ans qui résident dans un quartier difficile (QPV), les jeunes bénéficiaires du RSA, les demandeurs d’emploi de longue durée, les jeunes travailleurs handicapés, les jeunes suivis dans le cadre du dispositif 2ème chance, les jeunes qui ont bénéficié d’un emploi d’avenir dans le secteur non-marchand et enfin les jeunes sans diplôme.
De nombreux professionnels de la Petite Enfance sont recrutés grâce à des emplois aidés. Comment cette réforme va-t-elle impacter le travail en EAJE ? Quels sont les métiers les plus touchés par cette suppression massive ?
Nous n’avons pour le moment pas assez d’informations pour répondre à ces questions. Nous en saurons plus dans les prochains jours.
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