CAF : +2 % de financements en 2025, ce qui change pour les crèches et les familles
Les financements versés par les Caisses d’Allocations Familiales ont augmenté de 2 % en 2025. Dans le même temps, le complément de libre choix du mode de garde (CMG) a évolué afin de mieux soutenir les familles modestes. Deux mesures distinctes, mais qui participent d’un même objectif : préserver l’accès à l’accueil du jeune enfant dans un contexte économique toujours tendu.
Une revalorisation des financements CAF dans un contexte d’inflation
La revalorisation de 2 % concerne notamment les aides au fonctionnement versées aux crèches dans le cadre des conventions avec les CAF, en particulier la prestation de service unique (PSU). Cette hausse intervient alors que les structures continuent de faire face à une augmentation durable de leurs charges : coûts alimentaires, dépenses énergétiques, entretien des locaux, mais aussi masse salariale.
Pour de nombreuses directions de crèche, cette revalorisation constitue un signal positif. Elle traduit la volonté des pouvoirs publics de maintenir un soutien financier au secteur de la petite enfance. Néanmoins, sur le terrain, l’écart entre l’évolution réelle des dépenses et celle des financements reste une préoccupation majeure.
Dans un environnement marqué par des difficultés de recrutement et des équilibres budgétaires fragiles, chaque ajustement compte. La capacité à piloter finement le taux d’occupation, à anticiper les variations de fréquentation et à sécuriser les conventions CAF demeure plus que jamais stratégique.
Évolution du CMG : un soutien renforcé pour les familles modestes
En parallèle, le complément de libre choix du mode de garde, versé aux familles dans le cadre de la Prestation d’accueil du jeune enfant, évolue afin de réduire le reste à charge des ménages aux revenus les plus modestes. Cette adaptation vise à améliorer l’accès aux modes d’accueil formels et à limiter les inégalités sociales.
Si le CMG concerne principalement l’accueil individuel et la garde à domicile, son évolution s’inscrit dans un écosystème global. Les arbitrages financiers des familles influencent directement le remplissage des structures collectives. Toute amélioration du soutien aux ménages peut ainsi contribuer, indirectement, à sécuriser la demande d’accueil.
Pour les équipes de direction, il est donc essentiel de rester attentives aux évolutions des aides versées aux parents. Une information claire sur les dispositifs existants permet souvent de lever des freins à l’inscription.
Un équilibre toujours fragile pour les établissements
La revalorisation des financements et l’évolution du CMG s’inscrivent dans une dynamique de soutien au secteur, mais ne suffisent pas à résoudre l’ensemble des tensions structurelles que connaît la petite enfance.
Dans un contexte de pénurie persistante d’éducateurs de jeunes enfants, d’auxiliaires de puériculture et d’accompagnants éducatifs petite enfance, toute évolution budgétaire influence directement les capacités de recrutement des structures. La revalorisation de 2 % des financements CAF ne permet pas, à elle seule, de transformer durablement les politiques salariales, mais elle contribue à sécuriser certains postes et à limiter les gels d’embauche. Pour les gestionnaires, cette stabilité relative peut offrir une marge de manœuvre pour maintenir les effectifs réglementaires, éviter les fermetures temporaires de sections et renforcer l’attractivité des offres d’emploi. Dans un marché du travail sous tension, la solidité financière d’un établissement reste un levier déterminant pour rassurer les candidats et fidéliser les équipes en place.
Sources : PSU, CMG, Evolution du CMG
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